Régimes alimentaires : quels sont les freins ?

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Il n’existe pas de miracle pour perdre du poids sans régimes alimentaires. Dans le domaine de la minceur, manger léger ne suffit pas. Avant de vous débarrasser de vos kilos superflus, il faut avant tout supprimer vos mauvaises habitudes. Seul un régime alimentaire pour maigrir équilibré vous permettra, si vous le souhaitez, de perdre vos kilos en trop. Tous les spécialistes sont d’accord sur ce point. La réussite à long terme ne va pas de soi, car changer ses habitudes demandent une certaine motivation et beaucoup d’efforts.

De plus, un organisme qui a été privé d’une quantité de calories, cherchera à les stocker, aussi il faut être très vigilant après avoir maigri. La phase de stabilisation, c’est-à-dire le passage entre le régime alimentaire lui-même est un nouveau mode d’alimentation, reste la phase la plus délicate et la plus importante.

A côté d’elle, la phase de régime proprement parler n’est rien : toute modification, toute réduction de l’alimentation habituelle entraîne un amaigrissement plus ou moins important.

Pour un régime alimentaire évitez toutes boissons alcoolisées

Il n’existe pas de relation simple entre l’alcool et le poids. Pour un regime alimentaire, l’alcool constitue le plus important des freins. En effet, il diminue l’oxydation des graisses d’environ 30% et favorise ainsi leur stockage et la prise de poids. Des observations récentes ont montré que, dans le cadre d’un régime habituel, la consommation d’alcool facilite le stockage des lipides et ceci même dans le cas d’une consommation modérée.

Si l’on veut maigrir correctement durant un programme dietetique, il est conseillé d’éviter de consommer de l’alcool. Certes le vin est une boisson agréable, et comme tous les plaisirs, il convient d’en faire une utilisation intelligente et modérée. Il vaut mieux le garder pour l’ordre des repas entre amis ou pour les grandes occasions. Attention à ceux qui ont une vie conviviale !

  • Pour des consommateurs modérés, l’absorption d’alcool peut représenter en moyenne 8% des calories journalières. Cette valeur peut atteindre 50% chez les patients alcooliques !
  • Le gros mangeur ainsi que le gros buveur est bien souvent en net surpoids, voire obèse, alors que le grand alcoolique est classiquement très maigre, car l’alcool ce substituant aux calories alimentaires, entraînant une dénutrition progressive. Chez la personne qui abuse non seulement de la nourriture, mais aussi de la boisson, les calories obtenues par la consommation d’alcool s’additionnent à celle de l’alimentation.

L’effet produit par une consommation modérée d’alcool est différent chez les hommes et chez les femmes. Il est vraisemblable qu’il existe aussi une sensibilité individuelle face aux effets de l’alcool. En France, Les boissons alcoolisées font parties de l’alimentation ancestrale. L’alcool apporte environ 7 kcal/g, ce qui est à peine moins que 1g de lipide.

Cependant, la destinée métabolique de ces calories est différente, ce qui empêche de considérer l’alcool comme nutriment à par entière. On parle alors de calories vides.

Dans l’état actuel des connaissances, il s’avère que la consommation modérée de vin, notamment le rouge, est plutôt efficace pour la prévention des maladies cardio-vasculaires. Il est difficile de promouvoir l’alcool comme étant un facteur protecteur auprès de personnes ne buvant pas.

D’ailleurs, cela pose un problème de santé publique : les médias ont largement diffusé l’information sur l’effet bénéfique d’une consommation régulière de verre au repas, risquant d’en favoriser la consommation, les consommateurs décidant de boire du verre pour se protéger de l’infarctus !

Quoi qu’il en soit, méfiez-vous des calories apportée par l’alcool, et évitez par-dessus tout, les alcools forts comme le whisky, la vodka, le gin, la tequila, etc.

Le seul alcool permis à l’occasion, et à quantité modérée, est le champagne et le vin, car l’ingestion régulière d’alcool réalise un supplément de calories et favorise un gain de poids lorsqu’elle s’ajoute à l’alimentation usuelle. Dans le cas d’un regime dietetique contrôlé, elle freine la perte pondérale ou l’annule.

La sédentarité n’aide pas le régime

la pratique d’une activité physique est souhaitable, parallèlement au rééquilibrage de l’alimentation. On a vu qu’il fallait éviter toute perte de masse musculaire et maintenir un métabolisme de base élevée permettant de brûler davantage de calories et favorisant ainsi la perte de poids. Tout le monde n’est pas sportif dans l’âme, mais chacun peut pratiquer une activité à son rythme : la marche à pied à allure rapide est un très bon sport !

Le bon rythme est de faire un jour sur deux, c’est-à-dire trois fois par semaine. L’organisme a le temps de récupérer et garde en mémoire les efforts fournis. Et à l’heure actuelle, un consensus se dégage pour conseiller 30 à 45 minutes d’activité physique à chaque séance. Au-delà, le sport présente plus d’inconvénients que d’avantages pour une personne voulant mincir.

Pourquoi mincir quand on a un poids dans la norme ?

Nombreux sont ceux qui ont commis des graves erreurs en voulant perdre quelques malheureux kilos qui ne gênaient en rien leur capitale santé. Mais tout est une question de choix personnel. Il ne faut surtout pas que le remède soit pire que le mal, et qu’une alimentation contrôlée crée des carences préjudiciables à la bonne marche de l’organisme.

Dans le cas de surpoids plus important, c’est-à-dire environ 10 à 15 kg en plus, nous ne sommes plus dans le domaine de l’esthétique et le régime est souhaitable, car les complications peuvent être à la fois physique et santé.

Plus le surpoids est important, et plus le régime sera long. Il faut alors s’y préparer. Parlez-en à votre médecin de famille qui ne pourra qu’encourager votre démarche, faites un bilan complet et n’hésitait pas à consulter un diététicien afin d’avoir un suivi régulier par un professionnel compétent. Il faut persévérer, un régime peut et doit s’adapter au fil du temps en fonction de votre mode de vie. Seul un professionnel peut vous proposer un regime alimentaire pour maigrir sur-mesure en affinant le programme diététique selon vos goûts et vos habitudes.

Mieux encore que de maigrir, vous apprendrez à parvenir le surpoids en équilibrant votre alimentation.

Faire de la nutrition, c’est avant tout éduquer et non prescrire. Dans la lutte contre le surpoids, toutes stratégies sont à mettre en place afin de modifier des habitudes familiales, maintenir la perte de poids sur la durée, prévenir la reprise de poids et l’échec à long terme. Il ne faut pas oublier que le plus dur n’est pas de maigrir, mais de ne pas regrossir après avoir maigri. C’est là où le suivi de soutien est indispensable.